Qu’elle soit écrite ou racontée, l’anecdote est toujours succincte. Son apparition momentanée, sorte de surgissement, lui accorde une attention de l’instant. Susceptible d’étonner ou de divertir, elle gagne une place au cours des repas de famille ou entre amis.
*Une copine en primaire m’a dit : On t’invite plus chez nous, mes parents trouvent que tu rigoles trop fort.
Bien qu’elle semble le plus souvent sans grande importance (d’où le terme anecdotique), le caractère inédit de l’anecdote et son appel aux sentiments favorise son souvenir. Un peu comme une histoire drôle, on aime à la raconter à nouveau.
*En une semaine d’école buissonnière, j’ai vu plus de quarante films au cinéma.
Le voyage d’une anecdote ne s’arrête pas à sa répétition. Certains se l’approprient et l’emportent dans d’autres cercles. Ils en deviennent alors le héros pour une minute.
*Je déménage de la ville à la campagne, c’est beaucoup trop vert à mon goût.
Deux mille vingt-trois rassemble les anecdotes d’une vingtaine de contributeurs anonymes. Mêlées les unes aux autres, elles apparaissent dans l’ordre chronologique des faits. Elles évoquent le travail, l’amour, l’enfance dans des événements brefs mais marquants. L’histoire commence en 1984 et se termine en 2023.


Deux mille vingt-trois, Anonymes, 2024
Une proposition de Sarah Deslandes & Jonás Fadrique
Cinq couvertures différentes
A4, 12 pages, 100 exemplaires fr/es
5 € / sarah@desland.es
* titres en couverture
